Pour gagner enfin un grand prix de formule 1, Renault triche. On demande à un pilote de provoquer un accident pour favoriser les chances d'un autre. Et puis on s'en va, tout penaud, reconnaître piteusement qu'on a biseauté les cartes. Bravo !
On vit un temps étrange où la supercherie est de mise.
Le petit président d'un royaume qui fut, autrefois, une République passe son temps à frimer. Il cherche à se faire passer pour quelqu'un de convenable, pour un dirigeant avisé, pour un économiste de classe exceptionnelle, pour un savant en toutes choses, alors que, comme chacun le sait, il est ignorant, incompétent, voire illétré.
Les médias, et singulièrement les chaînes de télévision, mentent par action ou par omission en nous offrant une information truquée, tronquée, trifouillée. Ils ont des intérêts à défendre et ils le font, comme Renault, à coup de supercheries
Pour se faire élire à des fonctions qu'ils jugent prestigieuses et qui sont, en tous cas, rémunératrices, les personnages politiques en arrivent à faire "bourrer" les urnes. Arnaques et magouilles...
Triste époque.
Que le lecteur se rassure. Ma colère est artificielle et ma mélancolie est feinte.
Pour être dans l'air du temps, pour paraître "moderne", je fais comme les copains : je triche.
François Ribard.