La police, comme on le sait, est toujours pleine de malice, Aux Etats-Unis comme ailleurs. Quand elle n'élucide pas, elle protège la sécurité des citoyens en péril en mettant à l'ombre d'affreux bandits, de redoutables incivils et même des enfants voleurs présumés de leur propre bicyclette.
A Palmetto Bay, non loin de Miami, les flics amerloques ont saisi une vingtaine de malveillants après un long travail de repérage.
On peut lire l'information sur le site "nouvelobs.fr", présentée sous une forme étrange, légèrement incompréhensible : "La police a procédé à plusieurs interpellations dans le cadre sur l'enquête sur l'assassinat et la mutilation d'une vingtaine de 20 chats". Textuellement !
Dans le cadre sur l'enquête ? On n'en revient pas !
Une vingtaine de 20 chats, c'est horrible, mais moins grave qu'une trentaine de 12 chats.
Bravo, le journaleux !
Pour mieux nous informer, il précise plus loin dans son article : "Environ 24 chats [en fait ! (ndlr)] ont été tués sauvagement, mutilés et écorchés...".
Je n'arrête pas de pleurer sur le sort de ces pauvres félins. J'aime les chats. Depuis mon enfance, j'en ai toujours eu dans mon entourage. En ce moment, Linus me tient compagnie en dormant 35 heures par jour et en s'attaquant régulièrement à mes bonzaïs, dont il mange les feuilles avec la plus grande satisfaction. A l'occasion, il fait ses griffes sur mon fauteuil préféré, le bon matou...
On comprend donc ma sombre tristesse.
L'événement, en outre, a considérablement augmenté l'admiration que je porte à ceux qui gratouillent et scribouillent dans les médias. Que saurions-nous, sans eux, de l'actualité brûlante et importante de notre planète ?
Jusqu'ici, ils ne consacraient leur énergie qu'à la description de la vie et des oeuvres des chiens écrasés. Aujourd'hui, ils passent aux chats assassinés.
Quel progrès !
François Ribard.